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15/01/2009

ALLO

1) le jour de ma mort.JPGLE JOUR DE MA MORT

Il faisait froid ce jour là, le tendon déchiré de mon postérieur droit ne me préoccupait plus. Dans une minute le camion de l'équarrisseur pénêtrera dans la cour. Résigné depuis ma chute à Auteuil, je ne regrettais pas les moments fabuleux, mes courses victorieuses.

J'ATTENDAIS L'EQUARRISSEUR

j'étais plutôt pas mauvais: 46 courses, 39 fois le premier, des gains à faire palir n'importe quel propriétaire. Adulé, chouchouté, rien n'était laissé au hasard pour que je gagne. En vérité, je n'avais pas besoin de l'armée de professionnels pour passer la ligne d'arrivée2) j'attendais l'écarisseur.JPG

ET PUIS IL EST ARRIVE

J'aime courir. Même les haricots que l'on me posait sur le dos ne pouvaient de toutes façons pas contrôler l'élan qui me poussait à survoler les obstacles3) et puis il est arrivé.jpg

 

 

 

 

CA C'EST POUR LE BOUCHER

On me surnommait "le superman des haies", 4 mètres avant, hauteur 1,80 m, 4 mètres derrière.

4) ça c'est pour le boucher.JPG

 

J'AI BEAUCOUP MARCHE

Un jour, plus fou que d'habitude, monté par un haricot, vert et mou, après avoir attrapé chaud sur les 4 premiers  sauts,                                                                                                                     5) j'ai beaucoup marché.JPG BEAUCOUP MANGE

il n'a pas trouvé mieux que de sauter de trouille. Roulant sous mes sabots, il me déséquilibre, et je me suis ramassé.   7) encore mangé.JPG

 

6) beaucoup mangé.JPG ENCORE MANGE

Arrachement des ligaments. C'était fini les envolées. Pour lui, la tête dans la boue, une clavicule, la peur de sa vie, mais pas la fin.

 

POURTANT !

8) pas mal hein !!.JPG

 

Le vrombissement du camion me sort de mon doux rêve.

JOUR DE SORTIE

L'homme qui descend est gros, triste et arrogant, à cet instant je me dis que j'aurai bien aimé l'avoir sur mon dos...allez savoir pourquoi ? 10) je suis pressé.JPG

JE VAIS MIEUX

je n'étais plus bon à rien, 8 mois avaient passé depuis ma petite mort. Confiant un gentil avait tenté l'opération, et si aujourd'hui je marche, je n'aurai plus l'occasioin de voler.9) jour de sortie.JPG

 

 

 

 

 

C'EST LA FETE

Les hommes parlent, je vais mourir! Je promène mes yeux embués de tristesse. Je prends les dernières photos de ce qui me restera après.

11) c'est la fete.JPGMON SAUVEUR

C'est à cet instant qu'il est arrivé. D'un pas sur, il est venu directement vers moi, allez savoir pourquoi? Il s'est arrêté sur mes yeux, il a tendu la main, le souffle court je me suis rapproché. Il sentait la vie. Depuis longtemps la chaleur d'une main ne m'avait autant réchauffé le coeur.12) mon sauveur.jpg

Etait ce un ange ?

Le camion est reparti... sans moi.

 

 

 

 

LUI, MON AMI ABARIN, C'EST AUSSI UNE AUTRE BELLE HISTOIRE.

 

13) un ami, une autre histoire.JPG

 

23:18 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

13/01/2009

réflexion d'été

chatelaillon 003.jpgL'avantage de ce cliché, est que si vous le loupez le lundi, vous pouvez revenir le mardi et vous aurez exactement le même, sauf si le temps en a décicé autrement mais, immuablement sur chaque horizon, quelque soit l'endroit ou vous vous trouvez, il y a cette boule ronde et rouge qui fascine le monde. Quand j'étais petit je croyais d'ailleurs qu il y en avait plusieurs. Aujourd'hui on aurait plutôt tendance à nous faire croire que c'est peut être la derniere ( de celles que je croyais plusieurs. )

Mais comme vous voyez, j'ai fait comme tout le monde, je n'ai pu m'empécher de le fixer sur ma pellicule de peur peut être de le perdre à tout jamais.

Non quand même! c'est beau cette petite boule qui roule sur la fin du monde...

14:42 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

reflexion d'hiver

DSCN5651.JPGJe garde la maison, en regardant passer les saisons. Celle ci me terrifie et quand je vois la neige couvrir les pierres rondes du jardin, l'hiver me signifie le temps de fermer les yeux. Depuis longtemps le mur est mon seul horizon, jamais je ne saurai ce que le monde à créé derrière lui. Mon collier de cuir retenu par une corde de chanvre usée par les années, attachée sur un anneau d'acier scellé sur le pas de la porte me serre le cou et découvre de ses poils ma peau, limée par le frottement. Je ne me souviens plus du jour ou les mains du maître, sans ménagement, ont refermé la boucle du collier neuf, je me rappelle simplement du ciel, bleu, haut, le soleil me brulait l'échine. Allongé sur l'herbe aujourd'hui disparue , je savourais, le museau posé sur mes pattes avants, les jours heureux que je méritaient. Il fait froid ce matin, je n'ai pas le courage de croquer les morceaux de viande durcis par le gel, je vais attendre l'été.

14:26 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)